Renforcement du contrôle de la qualité des engrais à Madagascar pour sécuriser la production agricole.

25 Août 2026, Anosy

La productivité agricole nationale reste fortement contrainte par la dégradation progressive de la fertilité des sols et l’utilisation limitée d’intrants adaptés. En l’absence d’un cadre réglementaire actualisé la dernière stratégie nationale remontant à 2006 le marché des engrais fait face à des risques de commercialisation de produits non conformes ou mal adaptés. Cette situation génère des pertes économiques directes pour les agriculteurs et fragilise la sécurité alimentaire du pays.

Sur ce le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire (MiASA) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont procédé à la signature officielle du protocole d’accord relatif au projet TCP/MAG/4102 intitulé « Appui technique au contrôle de qualité des engrais à Madagascar »financé par le Programme de Coopération Technique de la FAO, ce projet s’étalera jusqu’au 31 juillet 2028 pour mettre en place un cadre réglementaire moderne et renforcer les capacités nationales de contrôle.

Mis en œuvre par la Direction de la Protection des Végétaux (DPV) en étroite collaboration avec la FAO, le projet s’articule autour de deux axes prioritaires :

  • Modernisation du cadre légal et stratégique : Actualisation de la Stratégie Nationale des Engrais et élaboration d’un ensemble de textes réglementaires encadrant l’importation, l’homologation, le contrôle et la commercialisation des engrais, conformément aux lignes directrices harmonisées de la SADC.
  • Renforcement des capacités opérationnelles de contrôle : Équipement du laboratoire d’analyse de la DPV, formation spécialisée des inspecteurs à l’étranger, élaboration de manuels de procédures et réalisation d’au moins 50 inspections auprès des importateurs et distributeurs sur l’ensemble du territoire.

Ce projet contribuera directement aux Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 2 (Faim zéro) et l’ODD 12 (Consommation et production responsables).

La mise en œuvre de cette réforme reposera sur une concertation large associant l’ensemble des départements ministériels, le secteur privé (importateurs et distributeurs), les organisations paysannes, la société civile, ainsi qu’une participation active des femmes et des jeunes ruraux.

Le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire invite l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur agricole et les opérateurs du secteur privé à s’engager pleinement dans ce processus de structuration et à participer aux consultations nationales et ateliers techniques à venir.

« Une Agriculture prospère, pilier de la souveraineté alimentaire »

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