La deuxième réunion du Comité conjoint de coordination (CCC), s’est tenue le 27 octobre 2026 à Anosy, qui a permis de faire le point sur l’avancement des activités, d’examiner les progrès des différentes composantes de recherche et de valider le plan des activités de la prochaine période.
Le projet VARYALA contribue au développement d’un système de riziculture durable et diversifié à Madagascar, en associant technologies agricoles innovantes, méthodes de diffusion adaptées et recherche scientifique sur le rôle des forêts dans la production rizicole. Placé sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire (MiASA), ce projet vise à améliorer la productivité agricole tout en préservant les ressources naturelles et en renforçant la souveraineté alimentaire du pays.

Quatre axes de recherche pour transformer les pratiques agricoles
Mis en œuvre dans le cadre du programme Science and Technology Research Partnership for Sustainable Development (SATREPS), avec le financement de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et de l’Agence japonaise pour la science et la technologie (JST), VARYALA s’appuie sur quatre axes de recherche complémentaires.
Le premier porte sur le développement de technologies innovantes en rizière permettant d’accroître la diversité des cultures et les rendements, tout en réduisant l’utilisation d’engrais et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Des techniques telles que le P-dipping et l’utilisation du biochar sont notamment étudiées dans cette perspective.
Le deuxième axe concerne le développement de nouvelles ressources biologiques et de leurs méthodes d’application, notamment pour améliorer les rendements des légumes-feuilles et des légumineuses cultivés dans les rizières caractérisées par une faible disponibilité en éléments nutritifs. Le lombricompost figure parmi les ressources étudiées.
Le troisième axe vise à mettre au point des méthodes efficaces de diffusion des technologies auprès des producteurs. Il prévoit également d’évaluer les effets de leur adoption sur les conditions de vie et le bien-être des agriculteurs.
Enfin, le quatrième axe consiste à produire des preuves scientifiques sur les fonctions des forêts dans le maintien d’une production rizicole durable. Ces connaissances serviront de base à l’élaboration et à l’amélioration des politiques agricoles et forestières.
Des réalisations concrètes pour renforcer la recherche scientifique
Depuis son démarrage, 24 experts japonais ont été envoyés à Madagascar, tandis que 12 chercheurs et étudiants malagasy ont bénéficié de formations au Japon. Six autres étudiants malagasy doivent prochainement participer à une formation de trois semaines au Japon, dans le cadre d’un programme soutenu par la JST. Par ailleurs, plusieurs étudiants japonais contribuent aux travaux de recherche menés à Madagascar.
Sur le plan des équipements, du matériel destiné à la recherche, d’une valeur totale de 500 millions d’ariary, a déjà été acquis et installé. Des acquisitions supplémentaires, estimées à 950 millions d’ariary, sont prévues au cours de la deuxième année du projet. Elles comprennent notamment l’installation d’un chromatographe en phase gazeuse, qui permettra d’analyser les gaz à effet de serre collectés dans les rizières.
Ces investissements contribuent au renforcement des capacités de recherche nécessaires à l’étude des pratiques rizicoles, à l’évaluation de leurs effets environnementaux et au développement de solutions adaptées aux réalités agricoles malagasy.
Un dispositif de suivi pour garantir l’atteinte des objectifs
Pour assurer la bonne mise en œuvre du projet, les activités, les résultats attendus et les moyens de vérification sont définis dans les documents de planification du projet, notamment le Project Design Matrix (PDM) et le Plan of Operations (PO).
Le suivi des activités et des résultats est effectué tous les six mois à l’aide de fiches de suivi (Monitoring Sheets). Une évaluation annuelle est également organisée dans le cadre des réunions du Comité conjoint de coordination (CCC), chargé d’examiner les avancées et d’approuver les orientations de mise en œuvre.

Vers une riziculture plus résiliente et une souveraineté alimentaire renforcée
Au-delà de l’amélioration des rendements, VARYALA ambitionne de favoriser l’adoption, dans les régions cibles, d’un système de riziculture durable et diversifié, proposé à l’issue des travaux du projet. Cet objectif global est attendu trois ans après la fin du projet.
À travers la collaboration scientifique entre Madagascar et le Japon, VARYALA entend ainsi contribuer à une agriculture plus productive, à une meilleure valorisation des ressources biologiques et à la préservation des écosystèmes forestiers. Cette approche intégrée constitue un levier pour renforcer durablement la production nationale de riz et soutenir la souveraineté alimentaire de Madagascar.
« Une agriculture prospère, pilier de la souveraineté alimentaire. »